Décidément « Mourir peut (vraiment) attendre ». L’épidémie de Coronavirus, et les risques de contagion dans les salles de cinéma, ont conduit la production du prochain James Bond à reporter la 25e mission de l’agent 007.

Mourir peut attendre sortira finalement au mois de novembre, alors que la campagne de promotion battait déjà son plein pour une sortie originellement fixée en avril. Autant dire que ce report n’est pas indolore financièrement. Mais les co-producteurs historiques du film ont notamment cédé aux pressions d’un blog influent de la jamebondosphère – MI6-HQ – qui leur avait recommandé de « placer la santé publique avant les stratégies marketing ».

Voilà l’histoire telle qu’on la connaît, mais si l’épidémie de Coronavirus est propice aux théories du complot, elle l’est aussi aux théories du complot culturel. Après cette annonce, soudain pour moi, tout s’est éclairé ! Et si le Coronavirus était un coup de Netflix ? Voilà ma théorie (exceptionnellement complotiste).

Du virus, des conspirationnistes ont dit qu’il avait été répandu par une « puissance ennemie » de la Chine… Hum Hum suivez mon regard jusqu’à Donald Trump ! Mais aussi que c’était une arme bactériologique fabriquée par le régime chinois lui-même. Maintenant que le CoVid-19 touche une cinquantaine de pays et de territoires, il est temps de se poser les bonnes questions.

Quand les indices du marché mondial reculent sous l’effet du Coronavirus, qui s’envole tranquillement ? L’action Netflix. Cela ne vous met pas la puce à l’oreille ?

Qui va profiter de la situation avec tous ces gens coincés chez eux ? Netflix pardi ! Qui avait ressorti de son catalogue Contagion de Steven Soderbergh, avant même que l’épidémie ne se déclenche, et que les demandes de VOD explosent pour ce film? Encore Netflix.

Quant au report du nouveau James Bond, c’est le premier mastodonte hollywoodien à être affecté par le virus, mais d’autres suivront, puisqu’une réorganisation du calendrier des sorties est prévue chez Universal, comme le note The Hollywood Reporter. D’ores et déjà la fermeture des cinémas dans d’importants marchés comme l’Italie, la Corée du Sud, la Chine et le Japon, risque de plomber les recettes des studios. Or, qui est devenu leur principal concurrent ? Le grand méchant du streaming, Netflix ! Qui ne sera pas impacté par les fermetures de salles ? Netflix !

Hasard ou coïncidence, quand on regarde l’affiche de No time to die [Mourir peut attendre], on y voir inscrit sous le titre, à gauche de Daniel Craig, ce slogan, « Only in cinema ». À croire que la réponse de la plateforme ne s’est pas fait attendre.

Mais, me direz-vous, si l’on suit cette logique, pourquoi le coronavirus serait-il plus un complot de Netflix que des autres plateformes de streaming et de vidéos à la demande? Pas faux. Cependant, il ne vous a peut-être pas échappé que, face au risque de pandémie, Disney vient d’annuler les événements du lancement européen de sa plateforme Disney+. Or, dans les foyers qui devront choisir entre un abonnement Disney + et un abonnement Netflix, c’est Disney qui était parti pour l’emporter. Voilà que le coronavirus grève sa promo pour des raisons sanitaires comme pour des raisons d’images. Une grande campagne Disney+ en plein confinement donnerait l’impression de surfer sur la tragédie. Qui ça arrange à votre avis ? Netflix !

J’ajoute que la tenue du prochain festival de Cannes est également remise en question en raison de l’épidémie. Or qui était la bête noire du festival, toujours exclue des dernières sélections ? Netflix !

Ce raisonnement est aussi parfaitement paranoïaque que parfaitement faux, mais le pire, c’est qu’aujourd’hui, certains pourraient